Les cancers chez l’enfant

Les cancers chez l’enfant

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Bien qu’ils représentent dans les pays développés, au-delà de l’âge de 1 an, la seconde cause de mortalité âpres les accidents, les cancers sont très rares chez l’enfant, Autour de 2000 nouveaux cas de cancer chez l’enfant et l’adolescent (avant 18 ans) sont dénombrés en France chaque année, soit un risque annuel de survenue d’environ 1/500 à 600 enfants entre 0 et 18 ans.

Les Leucémies aigues et les cancers des organes lymphatiques comptent pour 40% de ces maladies malignes de l’enfance, tandis que 60% sont représentées par diverses variétés de tumeurs dites solides, qui sont très différentes des cancers de l’adulte. Les 2/3 environ de ces tumeurs solides sont des tumeurs embryonnaires ou blastomes. Elles ne se rencontrent pratiquement que chez le jeune enfant avant l’âge de 5 ans, et les cellules qui les constituent rappellent celles- qu’on retrouve dans les organes en cours de formation lors de la vie embryonnaire. Elles siègent surtout dans le rein et le système nerveux mais aussi dans les muscles et les tissus de soutien ( os , cartilages…), l’œil, les organes génitaux, le foie ; une autre catégorie de tumeurs solides représentées à tous les âgés chez l’enfant est formée de l’ensemble des tumeurs cérébrales dont la plupart ne sont pas situées dans les lobes du cerveau eux-mêmes ; enfin, chez le grand enfant et l’adolescent, on trouve des tumeurs qui atteignent aussi l’adulte jeune :tumeurs osseuses et des tissus mous, tumeurs des testicules ou des ovaires, mais pratiquement jamais de cancers glandulaires de l’arbre respiratoire, du tube digestif, du sein ou de la prostate.

Il existe néanmoins une évolution où certaines formes de leucémies qui étaient uniquement observées chez l’adulte, sont apparues également chez le grand adolescent et le jeune adulte ce qui pose certaines questions environnementales.

Si on met aj part les leucémies, les manifestations des diverses variétés de cancers de l’enfant sont différentes de celles des cancers des personnes adultes ; la façon d’envisager leur traitement n’est pas la même ; l’espoir de guérison des cas beaucoup plus grand. En 2003, on pouvait déjà considérer que 70 à 80 % des enfants et des adolescents atteints de cancer allaient guérir et qu’ils représenteraient dans la population d’un pays développé une personne sur 800 adultes de 20 à 40 ans.

L’espoir est dans les traitements, mais aussi dans les protocoles de traitements mis en place par les médecins et leurs équipes avec les recherches industrielles, universitaires ; de cette collaboration sont nées de nouvelles stratégies plus efficaces et moins toxiques.

  Société Française de Greffe de Moelle et de Thérapie cellulaire (222,7 KiB, 876 hits)